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Selon Platon

 
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Heero Otegawa
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MessagePosté le: Lun 27 Déc - 17:54 (2010)    Sujet du message: Selon Platon Répondre en citant

1. Économie
Si beaucoup de choses venaient du dehors, en raison de l'étendue de leur puissance, c'était l'île qui fournissait la plupart des choses nécessaires à la vie. 
D'abord, tous les métaux, durs ou malléables, extraits du sol par le travail de la mine, sans parler de celui dont il ne subsiste aujourd'hui que le nom, mais dont en ce temps-là il y avait plus que le nom, de cette espèce qu'on extrayait de la terre en maints endroits de l'île, l'orichalque. C'était alors le métal le plus précieux après l'or.  
De même, tout ce qu'une forêt peut fournir à ceux qui travaillent le bois, tout cela l'île le procurait en abondance.  

2. Faune, flore
 
Elle nourrissait par ailleurs suffisamment d'animaux, domestiques et sauvages ; l'espèce des éléphants y était en particulier largement représentée, car une pâture s'offrait à satiété non seulement aux autres animaux, tous ceux qui vivent dans les lacs, les marais et les fleuves et tous ceux qui par ailleurs vivent sur les montagnes et dans les plaines, mais également aussi à cet animal qui est par nature le plus gros et le plus vorace. 
En outre, tout ce que la terre nourrit aujourd'hui d'essences aromatiques, qu'elles proviennent de racines, de pousses, de bois ou de sucs distillés par les fleurs ou les fruits, l'île excellait à le produire et à le faire croître. 
De plus, les fruits cultivés, les fruits séchés qui sont notre nourriture, et ceux dont nous nous servons en outre pour notre farine (nous en appelons céréales toutes les variétés), puis le fruit ligneux qui produit boissons, aliments et onguents, puis celui encore qui sert à l'amusement et au plaisir, le fruit à écorce difficile à conserver, ceux qui apaisent celui qui souffre de l'abondance du repas du soir.  
Toutes ces choses, l'île sacrée, qui était alors sous le soleil, les produisait belles et merveilleuses, en quantité illimitée.  

3 Aménagements de la cité
 
Ainsi, recevant de leur terre toutes ces richesses, les habitants de l'Atlantide construisirent les temples, les demeures royales, les ports et les arsenaux de la marine, mettant en valeur tout le reste de leur territoire de la manière suivante.  
Sur les bras de mer circulaires, qui entouraient l'antique métropole, ils jetèrent d'abord des ponts, ouvrant ainsi une voie de communication à la fois vers l'extérieur et vers les demeures royales.  
Ces demeures royales, ils les avaient dès l'origine élevées là où le dieu et leurs ancêtres avaient établi leurs demeures. Chaque souverain, recevant le palais de son prédécesseur, embellissait ce palais que son prédécesseur avait embelli et continuait de renchérir autant qu'il le pouvait sur son prédécesseur, jusqu'à ce que la seule vue de la beauté et des dimensions de leur ouvrage frappe de stupeur.  

4. Le grand canal et les anneaux
 
Ils creusèrent en partant de la mer un canal de trois plèthres de large, cent pieds de profondeur et cinquante stades de long et ils le percèrent jusqu'au bras de mer le plus extérieur ; ils donnèrent ainsi aux navires le moyen de remonter de la mer vers ce bras de mer, comme vers un port, après y avoir ouvert un havre assez grand pour permettre aux plus grands vaisseaux d'y pénétrer.
(3 plèthres= 3*29.60m ; 100 pieds= 100*0.296m; 50 stades = 50*117.60m
Le canal a donc 88.80 m de large, 29.60 m de profondeur, 5.880 km de long.)
 
Et en particulier, dans les anneaux de terre qui séparaient les anneaux de mer, ils pratiquèrent à la hauteur des ponts des ouvertures qui devaient permettre à une seule trière à la fois de passer d'un anneau de mer à l'autre, et ils couvrirent ces passages de toits assez hauts pour que la navigation soit en dessous, car les bords des anneaux de terre dépassaient d'une hauteur suffisante le niveau de la mer.  
Le plus grand des anneaux, celui où pénétrait la mer, était large de trois stades, et l'anneau de terre qui lui faisait suite était de la même largeur.
( 3stades= 352.80 m)
 
Des deux autres anneaux, celui d'eau était large de deux stades et celui de terre ferme était encore d'une largeur égale au précédent qui était d'eau.
( 2 stades= 235.20 m)
 
Enfin, l'anneau d'eau qui entourait l'île centrale avait un stade de largeur.
( 1 stade=117.60 m)
 
Quant à l'île où se trouvaient les demeures royales, elle avait un diamètre de cinq stades.
(5 stades=588 m)
 

5. Constructions diverses
 
Or, cette île, les anneaux et le pont (qui avait une largeur d'un plèthre - soit 29.6m), ils les entourèrent entièrement d'un mur de pierre circulaire, avec des tours et des portes sur chaque côté des ponts aux passages de la mer.  
La pierre fut extraite de dessous la périphérie de l'île centrale et de dessous les anneaux extérieurs et intérieurs. Elle était blanche, noire ou rouge. 
Et en même temps qu'ils extrayaient la pierre, ils firent en creux une double cale couverte, dont le rocher lui-même constituait le toit.  
Et pour ce qui est des bâtiments, certains étaient simples, alors qu'ils mélangeaient les pierres en construisant pour l'amusement d'autres ensembles bariolés, en donnant aux constructions un aspect naturellement plaisant. Le mur qui entourait l'anneau extérieur, ils en recouvrirent tout le tour de bronze, comme en appliquant un vernis ; celui de l'enceinte intérieure fut enduit d'étain fondu ; et celui qui entourait l'acropole elle-même d'un orichalque qui avait des éclats de feu.  

6. L'Acropole et le sanctuaire de Poséidon
 
À l'intérieur de l'acropole, les demeures royales étaient disposées de la manière suivante.  
Au milieu même s'élevait le temple consacré à Clito et à Poséidon, dont l'accès était interdit, entouré d'une clôture d'or c'est là qu'à l'origine, Clito et Poséidon avaient conçu et enfanté la race des dix familles royales.  
C'est aussi là que, chaque année, on venait des dix parties du territoire pour sacrifier aux rois les prémices de saison.  
Le sanctuaire même de Poséidon avait un stade de long, trois plèthres de large et une hauteur proportionnée pour le regard ; sa forme avait quelque chose de barbare.
( soit: 117.60 m sur 88.80 m, le Parthénon ne mesurait que 69.50 m sur 30.88 m)
 
Tout l'extérieur du sanctuaire avait été recouvert d'argent, à l'exception des arêtes du fronton qui étaient recouvertes d'or. 
À l'intérieur, tout le plafond était d'ivoire mêlé d'or, d'argent et d'orichalque, ce qui lui donnait un aspect bariolé ; tout le reste, les murs, les colonnes et le pavement, ils le recouvrirent d'orichalque.  
Des statues en or s'y élevaient ; celle du dieu, debout sur son char attelé de six chevaux ailés et, tout autour du dieu qui était si grand que le sommet de sa tête touchait le plafond, il y avait des Néréides montées sur des dauphins, au nombre de cent (car les gens d'alors croyaient que c'était là leur nombre).  
Il y avait encore à l'intérieur beaucoup d'autres statues qui étaient les offrandes votives de particuliers. 
Dehors, autour du sanctuaire, s'élevaient les images en or des dix rois comme de leurs femmes et de tous les descendants qu'elles avaient engendrés, puis de nombreuses autres grandes offrandes votives, venant de ces rois et de ces particuliers, originaires soit de la cité même soit des régions qu'ils dominaient.  
Quant à l'autel, il était par sa grandeur et par sa facture à la mesure de cette construction, tout comme les demeures royales convenaient à la grandeur de l'empire et à l'ornementation du sanctuaire.  

7. Les sources
 
S'agissant des sources, celle au cours froid et celle au cours chaud, dont le débit était abondant et inépuisable, elles étaient chacune merveilleusement propre à l'usage grâce à l'agrément et à l'excellence de leurs eaux. 
Ils avaient construit autour d'elles des édifices, ils avaient planté des arbres appropriés à la nature des eaux, installé encore tout autour des citernes, certaines à ciel ouvert, d'autres couvertes pour les bains chauds en hiver. 
Les citernes royales étaient séparées de celles des particuliers et de celles des femmes, mais encore de celles destinées aux chevaux et aux autres bêtes de somme, chacune avec la décoration appropriée.  
Quant à l'eau courante, ils la conduisaient au bois sacré de Poséidon (où il y avait toutes sortes d'arbres d'une beauté et d'une hauteur divines, grâce à l'excellence de la terre), puis jusqu'aux anneaux extérieurs par le moyen de canalisations le long des ponts. 

8. Les bâtiments publics
 
De ce côté, on avait aménagé de nombreux temples pour de nombreux dieux, de nombreux jardins et de nombreux gymnases, certains pour les hommes et certains à part pour les chevaux, sur chacune des deux îles formées par les anneaux. 
Il y avait par ailleurs un hippodrome, dans un espace réservé près du milieu de l'île la plus large ; il était large d'un stade et, pour la longueur, un espace avait été laissé libre tout autour de l'anneau pour les courses de chevaux. 
Tout autour de cet hippodrome, de part et d'autre, il y avait des casernes pour la plupart des gardes, tandis qu'aux plus sûrs d'entre eux avait été attribué un poste de garde dans l'enceinte la plus petite, la plus proche de l'acropole, et qu'à ceux qui se distinguaient entre tous par leur fidélité, on avait affecté des logements à l'intérieur de l'acropole tout autour des demeures royales.  
Les arsenaux étaient remplis de trières et de tous les équipements qui leur conviennent, le tout préparé comme il faut.  

9. Le grand rempart circulaire
 
Les alentours de la demeure des rois étaient disposés de la manière suivante : quand on passait les ports extérieurs au nombre de trois, on trouvait un rempart circulaire, commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de l'enceinte la plus vaste et de son port.  
Ce rempart venait se refermer lui-même à l'embouchure du canal du côté de la mer. Il était tout entier couvert de maisons nombreuses et serrées les unes contre les autres ; quant au canal et au plus grand port ils regorgeaient de navires marchands et de commerçants venus de partout, qui, en raison de leur nombre, produisaient par leur conversation et par la diversité des bruits qu'ils faisaient un vacarme assourdissant de jour et de nuit.  
Sur la ville et sur son ancienne disposition, on a maintenant rappelé l'essentiel de ce qui avait été dit autrefois. 

10. Le reste du territoire
 
C'est ce qu'était la nature du reste du territoire et la forme de sa mise en ordre qu'il faut désormais rapporter  
On racontait d'abord que la région entière était élevée et escarpée au-dessus de la mer, tandis que tout le terrain autour de la cité était plat.  
Cette plaine était elle-même entièrement encerclée par des montagnes qui se prolongeaient jusqu'à la mer ; elle était lisse et égale, oblongue dans l'ensemble, mesurant trois mille stades de côté et deux mille stades au milieu, en remontant à partir de la mer (352 km sur 235km) 
Toute cette région de l'île était orientée vers le sud et abritée des vents glacés venant du nord.  
Et les montagnes qui l'entouraient étaient célébrées en ce temps-là, car elles surpassaient en nombre, en majesté et en beauté toutes celles qui existent aujourd'hui, et on y trouvait des villages nombreux et populeux, des fleuves, des lacs, des prairies fournissant la nourriture nécessaire à tous les animaux, domestiques et sauvages, et des forêts qui, par la quantité comme par la variété de leurs espèces, constituaient une source inépuisable pour l'ensemble des ouvrages et pour chacun d'eux en particulier.  

11. La plaine centrale
 
Voici comment, pendant longtemps, cette plaine avait été travaillée par la nature comme par de nombreux rois.  
Elle formait à l'origine, comme je l'ai dit, un quadrilatère, dont les côtés étaient presque rectilignes et dont la longueur surpassait la largeur ; et ce qui manquait à cette forme avait été corrigé par le moyen d'un fossé creusé tout autour  
Pour ce qui est de la profondeur, de la largeur et de la longueur de ce fossé, elles étaient telles, sans compter les travaux concomitants, que ce qu'on en dit est incroyable pour un ouvrage dû à la main de l'homme ; mais il faut bien répéter ce que nous avons entendu raconter  
Le fossé fut creusé à un plèthre de profondeur et sa largeur était partout d'un stade. Comme il était creusé autour de la plaine tout entière, sa longueur était de dix mille stades.  
Après avoir reçu les cours d'eau qui descendaient des montagnes, il faisait le tour de la plaine et, d'un côté comme de l'autre, il rejoignait la cité pour aller à partir de là se vider dans la mer.  
Depuis la partie haute du fossé, ils avaient ouvert des canaux rectilignes, larges d'environ cent pieds, qui coupaient la plaine pour rejoindre le fossé près de la mer ; la distance entre chaque canal était de cent stades.  
C'est par ce moyen qu'on apportait jusqu'à la ville le bois venu des montagnes et qu'y étaient transportées, par bateau, les divers produits de saison, grâce à des chenaux navigables, obliques les uns par rapport aux autres, ouverts à partir des canaux dans la direction de la cité.  
Et deux fois par année, on récoltait les produits de la terre, en se servant des eaux de Zeus en hiver, et en été de celles que donnait la terre, en dirigeant leurs cours hors des canaux.  

12. L'administration du pays
 
Dès l'origine, les magistratures et les charges publiques avaient été ordonnées de la manière suivante: chacun des dix rois régnait sur les hommes et sur la plupart des lois dans sa propre partie du territoire et dans sa cité, punissant et condamnant à mort qui il voulait.  
Mais le pouvoir qu'ils avaient les uns sur les autres et leur communauté était réglé d'après les instructions de Poséidon, telles qu'elles avaient été transmises par une loi, gravée par les premiers rois sur une colonne d'orichalque au centre de l'île dans le sanctuaire de Poséidon.  
C'est là que les rois se réunissaient tous les cinq ans puis tous les six ans, faisant ainsi la part égale au pair et à l'impair  
Lorsqu'ils étaient réunis, ils délibéraient sur les affaires communes, ils examinaient si tel d'entre eux avait commis quelque infraction et ils rendaient la justice.  
Et lorsqu'ils devaient rendre la justice, ils se témoignaient d'abord une confiance réciproque de la manière suivante. Des taureaux étaient libérés dans l'enceinte du sanctuaire de Poséidon ; les dix rois y étaient seuls et priaient le dieu de capturer la victime qui lui serait agréable ; sans armes de fer, avec des épieux et des lacs, ils se mettaient en chasse.  
Celui des taureaux qu'ils avaient capturé, ils le conduisaient à la colonne et l'égorgeaient à son sommet, contre l'inscription. Sur la colonne, outre les lois, figurait un serment qui prononçait de terribles imprécations contre ceux qui le trahiraient. 
Quand donc, après avoir sacrifié selon leurs lois, ils consacraient tous les membres du taureau, ils remplissaient de vin trempé un cratère, et lançaient un caillot de sang sur chacun d'eux. Le reste était porté au feu et la colonne était purifiée. Après quoi, puisant dans le cratère avec des coupes d'or, ils faisaient une libation sur le feu, ils prononçaient le serment de juger selon les lois de la colonne, de châtier quiconque d'entre eux les aurait transgressées antérieurement d'une quelconque façon, de ne contrevenir de leur plein gré à l'avenir sur aucun point aux ordres de la prescription, de ne commander et de n'obéir que conformément aux lois de leur père.  
Après avoir pris cet engagement pour lui-même en particulier et pour toute sa descendance, chaque roi buvait et remettait la coupe en ex-voto dans le sanctuaire du dieu, après quoi il s'occupait du repas et vaquait à ses obligations. Quand l'obscurité était tombée et que le feu du sacrifice s'était éteint, tous, revêtus d'une très belle robe de couleur bleu sombre, s'asseyaient par terre dans les cendres qu'avait laissé le sacrifice offert pour sceller le serment. Alors, plongés dans la nuit, après que tous les feux autour du sanctuaire avaient été éteints, ils étaient jugés ou bien ils jugeaient, si l'un accusait un autre d'avoir commis une infraction.  
Lorsqu'ils avaient rendu la justice, ils gravaient à la lumière du jour les jugements sur une tablette d'or qu'ils consacraient en souvenir avec leur robe. 
Il y avait encore de nombreuses autres lois sur les attributions propres à chacun des rois, dont les plus importantes étaient de ne jamais prendre les armes les uns contre les autres, de s'apporter tous une aide mutuelle, dans le cas où quelqu'un entreprendrait dans une quelconque cité de renverser la famille royale, de délibérer en commun, comme leurs ancêtres, sur le parti à prendre concernant la guerre et les autres affaires, en laissant l'hégémonie à la famille d'Atlas.  
Enfin, qu'un roi n'était maître de donner la mort à aucun des membres de sa famille, sauf s'il obtenait le consentement de plus de la moitié des dix rois.  

13. Carte de l'Empire
 
 


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MessagePosté le: Lun 27 Déc - 17:54 (2010)    Sujet du message: Publicité

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