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Assassinat d'Osiris

 
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Heero Otegawa
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MessagePosté le: Mar 26 Oct - 20:17 (2010)    Sujet du message: Assassinat d'Osiris Répondre en citant

Prisonnier : assassinat d’Osiris
Satan : l’Administrateur

Anton Parks : « L’assassinat d’Osiris-Enki a sonné  
le glas de la libération de l’humanité »

Extrait d’un article du journal NEXUS n°63 de juillet-août 2009.
© 2009 Anton Parks Rédaction : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours et votre démarche littéraire ?
Anton Parks : Comme certains lecteurs le savent maintenant, j'ai reçu de nombreuses visions pendant mon adolescence, de 1981 jusqu'à 1991. Ces incursions incontrôlables m'ont « pourri la vie », c'est pourquoi en 1991, j'ai pris la décision de bloquer le processus pour ne plus rien percevoir. J'ai été tranquille de nombreuses années, mais le phénomène s'est reproduit en 2007, lors de mon premier voyage en Égypte. À chaque fois que je retourne dans ce pays, c'est compliqué : les visions reprennent le dessus. Fort heureusement pour mon épouse et moi-même, elles ne sont plus aussi nombreuses et la situation est nettement plus gérable qu'elle ne l'a été il y a vingt ans.
L'histoire que je relate dans les Chroniques de Girku couvre une période très longue. Elle débute avec la naissance du personnage dénommé Sa'am (Enki-Osiris) et s'achève avec le décès d'Horus. Ces deux personnages sont porteurs d'un objet particulier : un cristal Ugur appelé le Girku. Ce sont les informations enregistrées dans ce cristal par ces deux personnages qui composent mes visions (d'où le titre de ma série : Chroniques de Girku)


J'ai toujours eu du mal à dater ces « visions » venues du fin fond des âges et à les synchroniser avec notre système de mesure du temps. J'ai estimé la date du début de cette saga à 300 000 ans, en relation avec la naissance présumée du premier Homo sapiens. Je peux également préciser que ces chroniques, une fois complétées, s'achèveront au début du christianisme, entre le IVe et Ve siècle après J.-C.
Dans ma démarche littéraire, je me place selon deux points de vue distincts : celui de la narration lorsque je relate le contenu de mes « visions » (la série des Chroniques) ou celui de la recherche pour mes dossiers et mes ouvrages sous forme d'essai (par exemple Le Testament de la Vierge).
Bien que ces deux démarches se complètent, on ne peut les aborder de la même façon. C'est pourquoi je m'applique à trouver des preuves historiques et linguistiques dans les anciens textes et m'y réfère dans de nombreux renvois de bas de page. En fait, les preuves sont innombrables et s'entassent au fil de l'histoire de l'humanité jusqu'à ne former qu'une masse d'informations souvent indigeste.
Mais tout chercheur doit pouvoir vérifier les travaux d'autrui et les développer, c'est pourquoi je cite toutes mes sources et détaille clairement ma démarche.

Le fonctionnement de la Grande Pyramide - machine multidimensionnelle (sujet important de ce livre) - devrait pouvoir se résumer en une équation mathématique ; ce n'est malheureusement pas ma formation. Mais n'y perdrait-on pas l'innocence et la poésie permettant d'apprécier la beauté et la grandeur de la vie ? C'est une nuance qu'Isis avait intégrée et appliquée au principe opérationnel de la Grande Pyramide. Malheureusement, elle a emporté avec elle ce secret que je pense avoir partiellement exhumé dans Le Testament de la Vierge.
Pour vous donner un exemple, Einstein, ce grand savant qui a tant marqué notre histoire, était un « utopiste » convaincu et avait besoin d'un mathématicien à ses côtés. Il était perdu lorsqu'il était question de maths, mais n'aurait certainement pas trouvé sa fameuse équation sans son esprit rêveur... Je passe aussi un temps considérable - et je suis le seul dans ce domaine - à préciser les phonétiques sumérienne et égyptienne afin de permettre à quiconque de vérifier. C'est pourquoi j'ai dit plus haut qu'il faut dissocier les deux démarches. Dans la narration, je n'analyse rien, je ne fais que retranscrire, alors que dans les parties consacrées à la recherche, je fouille et décompose, je trouve des analogies et souvent des confirmations donnant au récit issu de mes « visions » sa valeur historique.
 
Rédaction : Comment est né Le Testament de la vierge ? N'étiez-vous pas sur la rédaction du tome III des Chroniques, Le Réveil du Phénix ?
Anton Parks : Le Testament de la Vierge n'était pas prévu pour la publication jusqu'à la mi-décembre 2008. À cette date, cela faisait un an que j'avais délaissé la narration du tome III des Chroniques, Le Réveil du Phénix, pour rédiger cette enquête qui devait y figurer en dossier annexe. Mais après plus de douze mois d'enquête ponctués de voyages en Égypte, j'ai réalisé que cette somme d'informations constituerait un livre à part entière. Le Réveil du Phénix, quant à lui, ne devrait pas sortir avant 2010.
J'ai décidé que je ferai régulièrement des ouvrages de recherche. Après Le Réveil du Phénix, j'entamerai un nouvel essai en parallèle aux Chroniques. Il y a encore beaucoup de choses à dire et à découvrir. Le Testament m'a ouvert des portes murées depuis des millénaires. Tout le paradoxe de ma vie est là : sans ces « visions », je serai passé à côté de nombreux indices. Elles guident continuellement ma recherche. Et cette recherche aboutit à 95 % à cette confirmation : je ne suis pas fou, ce que j'ai reçu et reçois encore parfois a bien existé il y a longtemps... C'est pour moi une évidence.



Et les dieux colonisèrent la Terre...  
Rédaction : Les textes sumériens décrivent les Anunna comme des « dieux » créateurs omnipotents et rédempteurs. Les textes gnostiques, bien plus tardifs puisque datant des premiers siècles de l'ère chrétienne, décrivent aussi des entités qui se considèrent comme des dieux et auraient créé l'humanité et son environnement. Cela signifie-t-il que les Anunna étaient dénués de conceptions métaphysiques, qu'ils ne vouaient aucun culte à une quelconque force créatrice ?
Anton Parks : Effectivement, les dieux mésopotamiens dénommés Anunna(ki) semblent totalement déconnectés du principe de Source universelle à laquelle de nombreuses traditions font référence, comme celle des Amérindiens par exemple. Les Anunna formaient une communauté divine en avance sur le reste de la planète. Tellement en avance que leur science était leur religion. Certains membres de cette communauté possédaient la maîtrise des gènes (ndlr : le « modelage » des textes égyptiens et gnostiques) et du clonage, comme indiqué sur les tablettes d'argile citées dans mes précédents ouvrages. Lorsqu'ils se sont imposés ici-bas, les Anunna ont dû faire face à des groupes plus anciens, comme les royaw Kingu, et les communautés planificatrice. (Elohim dans la Bible) qui ensemençaient la vie sur la Terre. Peu à peu, le groupe Anunn s'est rendu maître de la Terre et sa supériorité sur le reste du monde lui est montée à la tête Les modifications génétiques sur le genre humain sont intervenues après, dans l'intention de le rendre esclave. 

C'est sur cette base et la description de l'établissement de la « lignée divine » dans les montagnes du Taurus que je démarre l'enquête du Testament de la Vierge. Dans ce livre, je ne m'attarde pas sur leur origine extraterrestre. J'indique juste que le sujet est traité dans les deux tomes des Chroniques de Girkù et qu'il n'apporte rien à l'enquête menée dans le Testament qui a pour objectif de présenter les corrélations existantes entre l'histoire osirienne et la Bible ainsi que ses textes parallèles.

Rédaction : Ces Anunna et leurs dirigeants habitaient un lieu étrange, dont vous précisez qu'il s'agit d'une montagne. S'agit-il de l'Éden qui apparaît sur les tablettes d'argile plusieurs millénaires avant la rédaction de la Bible ?
Anton Parks : Je parle beaucoup des tablettes de Kharsag au début du Testament de la vierge. Très peu de personnes s'intéressant aux tablettes sumériennes et à leur chronologie se sont aventurées à évoquer les tablettes de Kharsag, car elles comportent des éléments troublants qui bouleversent les différentes thèses historiques échafaudées jusqu'à présent. A la lecture de leur traduction, tout lecteur objectif comprend que les rédacteurs du livre de la Genèse se sont largement inspirés de leur contenu qui date de plus de 5 000 ans, faisant d'elles les documents parmi les plus anciens au monde. 

Ces textes nous disent que les Anunnaki, les Anunna du Ki (de la Terre), s'étaient regroupés sur une montagne, dans une cité dénommée Kharsag. KHAR-SAG peut se traduire de trois façons : « le sommet encerclé » ; « l'enceinte principale » ou encore « la meule principale ». Cette cité disposait d'un jardin que les tablettes de Kharsag nomment Éden : « Elle [Ninmah] parla d'une manière exacerbée, elle s'exprima franchement : "Avec cet aménagement apparaîtra la prospérité ; un reservoir clos - un piège d'eau - devra être installé. La bonne terre regorge d'eau et grâce à l'élément liquide, la nourriture sera abondante, Cet ÉDEN parfait rempli d'eau devra être irrigué par un Cours d'eau en cascade... Ninkharsag (Ninmah) s'exprima : elle parla de l'édification d'une maison éclatante tout en haut sur le rocher. [...] La Dame Serpent avait parlé à travers des larmes... Elle évoqua son entrepôt ; elle parla de sa maison et de son jardin, du caractère prometteur de sa maison placée en hauteur. Elle parla de l'enceinte irriguée, de la construction de routes, d'un bâtiment de maternité pour les mères et son emplacement en hauteur. Elle ordonna de créer un jardin arrosé - avec de grands arbres ; elle dit d'examiner le sol pour les aliments »... (Extrait de la tablette 1 de Kharsag, traduction Don Moore).
Il ressort de cet extrait que le domaine des membres de la lignée divine est administré par une femme dénommée Ninmah (la grande prêtresse) ou Nmkharsag (la prêtresse de Kharsag). C'est un détail important, car très peu de tablettes sumériennes évoquent le principe du matriarcat. Ce détail nous suggère que les tablettes de Kharsag sont très anciennes.

Adam, l'animal
Les tablettes sumériennes de Kharsag indiquent également que les divinités An, Ninmah, Enlil et Enki, ainsi que leur assemblée céleste majoritairement formée d'Anunna, semblaient distinctes du reste du monde. Les « autres » étant généralement qualifiés d'humains à l'allure animale, terme que l'on retrouve dans le sumérien A-DAM, traduit en « animaux ». La lignée divine installée dans les hauteurs semblait pouvoir ainsi dominer la plaine mésopotamienne :
« À Kharsag, là où le Ciel et la Terre se sont rencontrés, l'Assemblé céleste, les Grands fils d'An - les nombreux "êtres sages" - sont descendus. [...] Les humains n'avaient pas encore appris comment manger et comment dormir, ils n'avaient pas appris à faire des vêtements ou des demeures permanentes. L'humanité rampait dans ses demeures à quatre pattes ; elle mangeait de l'herbe avec sa bouche comme des moutons ; elle buvait de l'eau pluviale des ruisseaux... » (Extraits de la tablette 2 de Kharsag, traduction Don Moore)  
 
  
  
L'Eden retrouvé en Turquie
Il ressort des textes sumériens que les Anunnaki gardaient un oeil sur la plaine mésopotamienne dénommée Edin où ils avaient mis au travail le genre humain. C'est un point capital, car il nous a aidé à placer Kharsag sur une carte. Depuis deux ans, nous pensions, avec Gerry Zeitlin, astrophysicien et ingénieur en électronique et électricité, avoir localisé l'emplacement de la cité dans les montagnes du Taurus. Ce n'est pas la localisation en elle-même qui a été difficile à trouver car nous savions où chercher, mais la position exacte du site dans la montagne.


Le nom KHAR-SAG évoque pour moi le terme turc KARADAG (« montagne noire » ou « montagne-terre ») qui désigne les plus grands monts de Turquie, ce qui, à mon sens,
ne peut être le fruit d'un hasard. La difficulté résidait dans le fait qu'il existe plus d'une dizaine de monts Karadag en Turquie. Cela se passe souvent de cette façon en linguistique.
Avec Gerry, nous avons choisi le Karadag de latitude 37,63 et de longitude 41,97. Parmi les autres Karadag, ce site est le plus proche de la plaine mésopotamienne et concorde bien avec les descriptions du domaine Anunna d'où ces derniers pouvaient contrôler leurs ouvriers. Depuis la troisième édition d'Adam Genisis, nous avons ajouté cette carte au milieu du livre. Elle se trouve aussi, sous une vue différente, dans Le Testament de la Vierge.


Une humanité asservie  
Enki, un des administrateurs des Anunna et concepteur du domaine princier de KHAR-SAG, endosse clairement un rôle de pédagogue sur les différentes tablettes d'argile. Sa mère Nammu semble, elle aussi, capable d'une forme de compassion. Enki donne l'impression de suivre le chemin « spirituel » de sa mère. Le rôle qu'il s'est attribué est celui de soutien du genre humain, alors qu'An et son bras droit Enlil semblent plutôt enclins à brimer leurs ouvriers. 

« Les Anunna, dans leurs demeures lumineuses, dans leur enceinte spacieuse, mangeaient [...] et buvaient abondamment, mais n'étaient pas contents. En raison du [manque] d'abondance de nourriture de l'enceinte spacieuse, ils ont pris la décision favorable que l'espèce humaine devait être élevée à un endroit équivalent... » (Extraits de la tablette 2 de Kharsag, traduction Don Moore) Ce nouvel extrait démontre bien que le genre humain a cohabité à Kharsag avec les « dieux ». Comme l'alimentation semble manquer pour nourrir l'ensemble de la colonie, la lignée divine décide de déplacer les humains en un lieu «équivalent». Ce détail est conforme à la Genèse 3,23 où il est stipulé qu'Adam et Eve sont été déplacés de l'Éden (le jardin de Kharsag) vers un autre lieu pour cultiver le sol (en fait l'Edin, la plaine mésopotamienne) : « Afin de creuser les canaux, de nettoyer les rigoles pour irriguer la vaste Edin (la plaine), pour qu'une eau abondante se répande pour arroser prés et champs, les dieux mirent à la disposition des Hommes pioches, bêches, le panier et la charrue qui animent Kalam (le pays de Sumer). Alors les Hommes se mirent à faire croître le grain » (Tablette - La liste royale de Lagas, traduction Don Moore).

Précurseur de l'âge de fer
À la lecture des différents textes mésopotamiens et particulièrement ceux de Kharsag, Enki n'est pas un tentateur, mais un instructeur, comme le sera plus tard son double égyptien Osiris. Enki apporte plusieurs bienfaits à l'humanité pour qu'elle supporte ce changement imposé par la « lignée divine ». Étant chargé de la coordination entre cette dernière et l'humanité, et Enki étant lui-même en désaccord constant avec ses pairs, il décide la chose suivante : « il (Enki] parla (à l'humanité] de la hache qui abat. Ils (les hommes] devaient apprendre que le fer n'existait pas pour tuer mais devrait servir pour couper du bois. 
 
 Ils devaient aussi apprendre que ce n'était pas uniquement pour les hommes, mais pour assister toutes les femmes... » (Extrait de la tablette 4 de Kharsag, traduction Don Moore). À l'instar de son double des textes inter-testamentaires, Asar (Osiris-Enki) se comporte comme Asar-El (Azazel). À mon sens, le nom Asa'el (Azazel) provient simplement de l'égyptien Asar-El ou Asar-Er dont le sens donne « Osiris le créateur ». Dans le Livre d'Enoch (chapitre VIII,1), Asar-El (Azazel) est un membre de « l'armée déchue », lequel est tenu personnellement responsable de l'aguerrissement subit de l'humanité à laquelle il a transmis la maîtrise du fer. Cette trame ressemble énormément à celle de la Genèse et à celle d'un Osiris parcourant le monde en vue de civiliser l'être humain. La manipulation des textes est une nouvelle fois manifeste. 

En Enoch (chapitre VIII,1), il est dit que : « Azazel enseigna encore aux hommes à faire des épées, des couteaux, des boucliers, des cuirasses et des miroirs ; il leur apprit la fabrication des bracelets et des ornements, l'usage de la peinture, l'art de se peindre les sourcils, d'employer les pierres précieuses, et toute espèce de teintures, de sorte que le monde fut corrompu ». [NTMR : c’est moi qui souligne en rouge] Mettons à jour nos données : le serpent biblique, Enki, Osiris et Azazel, projections d'un même personnage historique, sont tous des civilisateurs. Ils représentent bien le même individu. 

Dans l'extrait ci-dessus de la tablette 4 de Kharsag, Enki apporte la connaissance du fer à l'humanité. Il est question « d'assister la femme », ce qui sous-entend que l'application révélée par Enki va changer le quotidien de l'humanité et particulièrement celui de la femme. La faute biblique n'est-elle pas là justement ? La connaissance du fer apporte une forme d'autonomie à l'espèce humaine. Je pense que cet événement est très ancien et que l'usage du fer est bien plus ancien que l'archéologie ne le prétend. 
 
 Les travaux de Michael Cremo et Richard Thomson (cf. L'Histoire secrète de l'espèce humaine) le démontrent clairement. Cette connaissance du fer va aussi permettre au genre humain de se révolter contre la lignée des « dieux » - épisode que l'on retrouve par exemple dans la mythologie égyptienne. Celle-ci évoque en effet la rébellion de l'humanité contre le grand Râ. De mon point de vue, il ne s'agit pas tout à fait de Râ, mais d'Atum-Râ (An). Ces deux personnages se confondent souvent dans le panthéon égyptien, j'en explique les raisons dans Le Testament de la Vierge.

Éternel féminin vs patriarcat
Rédaction : À votre connaissance, Enki et ses suivants - les Nungal ainsi que les prêtresses Amasutum des Chroniques de Girkù - possédaient-ils, contrairement aux Anunnaki, une vision spirituelle et métaphysique ?
Anton Parks : Oui, tout à fait. Disons que le dieu sumérien An, chef des Anunnaki, figure le dieu biblique Yahvé que les gnostiques nomment le Démiurge ou le grand Archonte. Son bras droit est Enlil (Seth en Égypte). Sa fonction hiérarchique le place clairement comme le grand Satam sumérien, c'est-à-dire « l'administrateur territorial », lui-même assimilé à Satan dans les textes bibliques. Les Anunna sont au service d'An et Enlil, ils sont donc les anges de Yahvé, mais aussi de Satan... C'est tout le paradoxe de notre histoire, mais c'est aussi ce que les gnostiques et particulièrement ceux de Nag Hammadi (moyenne Égypte) avaient relevé dans leurs manuscrits. 

Concernant l'autre faction de la lignée divine, elle englobe des éléments plutôt féminins comme la reine Tiamat(a), Ninmah, Nammu (Nut), Ereskigal (Isis)... Ces éléments forment le camp Elohim de la Bible, responsable de la création dans le premier chapitre de la Genèse. Les Elohim sont des créateurs de vie au service de la Source que l'on pourrait assimiler à Dieu. Il s'agit d'une sorte de confédération galactique comprenant de nombreuses races et familles différentes. Tiamat(a), Ninmah, Nammu et Ereskigal appartiennent à la même famille que les Anunna. À l'origine de notre histoire, Tiamata est donc une reine au service de cette Source. Dans la mythologie akkadienne, ses enfants finissent par se retourner contre elle. Le même événement est présent dans la littérature juive lorsque Dieu terrasse le Serpent des origines Tehom. Idem chez les gnostiques, lorsque Sophia (la sagesse, « la Mère des Formes ») engendre le démiurge, le créateur malhabile. Ce dernier et ses Archontes se rebellent alors contre Sophia. 
 
 En Mésopotamie, Tiamata est détruite par Marduk (le « maître des lois ») et en Égypte le même épisode se retrouve lorsque Seth (Enlil) détruit le serpent Apophis. Tous ces évènements n'en forment qu'un seul. De ce drame découle une véritable et grande rébellion contre l'autorité divine et le commencement des problèmes sur Terre. Tiamata avait autorité sur la « lignée divine » et incarnait les lois de l'univers. En assassinant Tiamata, Enlil, le maître des lois, marque les prémices du patriarcat, où l'illusion du libre arbitre, les lois faussées et la tromperie vont composer l'expérimentation de la vie sur Terre.
Le péché originel primordial, bien avant que l'humain n'accède à une connaissance supérieure, s'amorce sans doute à partir de ce fait historique: le défi d'orgueil au sein de la société divine qui aboutira à l'assassinat de Tiamata. Ensuite, interviennent les connaissances clandestinement apportées par Enki et son camp au genre humain. De là découle la révolte des humains contre les dieux, avec l'assurance gagnée par les armes dont Enki leur a appris la fabrication et le fonctionnement...

Création de l'Homo sapiens
Les êtres féminins déchus, cités plus haut, disposent d'alliés consanguins de genre masculin : les Nungal d'Enki que l'on retrouve sous la forme des Shemsu égyptiens (« les suivants ») et bien entendu Enki lui-même que nous avons identifié comme étant le futur Osiris.
Ces personnages forment le clan Elohim (nom pluriel) de la Bible. Appartenant à la même lignée que le clan patriarcal d'An (Yahvé), Enlil et de leurs Anunna, mais en position minoritaire, les Elohim se trouvent dans l'obligation d'aider Yahvé à engendrer une nouvelle humanité (Adam) pour nourrir l'ensemble de la colonie divine. C'est pourquoi au deuxième chapitre de la Genèse, Dieu est nommé Yahvé-Elohim. Les deux camps ont temporairement cohabité ensemble avant de se séparer et de conquérir d'autres territoires. Cette collusion d'intérêts aboutit à la création de l'Homo sapiens que nous sommes aujourd'hui. Un esclave aux capacités réduites (durée de vie courte, imperfections), élaboré pour servir une lignée divine qui semble encore présente aujourd'hui. En effet, au regard de la politique mondiale menée par les différents gouvernements de la planète, il apparaît probable que nous servions encore à la cause de cette lignée déchue qui a décidé de régner sur cette partie de l'univers. 
  
Enki le civilisateur  
Rédaction : Justement, vous déterminez trois régions devenues trois pôles de civilisations à l'issue du processus graduel d'installation et au gré des conflits animant les différentes factions extraterrestres : les régions montagneuses du nord de l'Irak et du bassin fertile compris entre le Tigre et de l'Euphrate d'abord, un continent aujourd'hui disparu décrit par le mythe de l'Atlantide et enfin l'Égypte. Pourriez-vous nous décrire ce processus de colonisation et ce qui explique ces diverses positions géographiques ?
Anton Parks : Ce fut un long, très long processus qui s'étendit sur des milliers et des milliers d'années. Nous allons récapituler cette expansion géopolitique le plus simplement possible. Kharsag, la cité située dans les montagnes du Taurus (Turquie), est le point de départ de notre « lignée divine » d'où elle surveillait l'Edin, la plaine mésopotamienne, où elle avait mis au travail le genre humain. Je pense que cette colonie se développa et resta sur place pendant plusieurs milliers d'années. Il devrait éventuellement rester des traces. Il serait intéressant que des archéologues sérieux puissent s'y rendre un jour, mais je doute que cela donne des résultats satisfaisants pour une raison que j'aborderai d'ici peu. 

Ensuite, en faisant abstraction des visions que j'ai reçues, il ressort clairement des textes mésopotamiens que la colonie s'est établie dans la plaine auprès des humains. Chaque cité était régie par une « divinité » qui possédait sa cour royale, ses serviteurs, etc. L'archéologie conventionnelle fait remonter la présence de l'homme et le tout début d'une sédentarisation dans la plaine au VIIIe millénaire av. J.-C. Je pense que ces datations sont faussées par le grand déluge datant au minimum de 10 000 ans av. J.-C. Tous les vestiges ont été balayés par une montée des eaux qui dura plusieurs dizaines d'années, voire beaucoup plus. L'histoire de l'humanité est ponctuée de déluges et l'archéologie ne prend pas du tout ce facteur en compte. De la même manière, l'archéologie date certains sites à partir des artefacts découverts sur place. Prenons un exemple concret : la capitale Hopi dénommée Oraibi, située en Arizona. Il est généralement admis par l'archéologie que le village fut créé vers 1150 apr. J.-C., datation réalisée à partir du plus ancien bout de bois trouvé sur place. Mais les indiens Hopi prétendent que trois villages se trouvent en dessous et que le premier date de 4 000 ans. Ce fait contredit, et de loin, les datations officielles que l'archéologie conventionnelle ne souhaite pas remettre en cause, d'où le besoin de dater ce qui est uniquement visible (cf. J.F. Blumrich, Kasskara et les 7 Mondes, Munich, 1985) 

Revenons à notre civilisation-mère des montagnes du Taurus. Elle se disperse justement lorsqu'Enlil (Seth) et ses Anunna migrent dans cette plaine dénommée Edin en sumérien. Leurs rapports avec Enki se détériorent alors. Ce dernier est critiqué pour la « bienveillance » qu'il accorde au genre humain, ce qui ressort plusieurs fois des tablettes d'argile. Il devient alors de plus en plus difficile à Enki de rester en terre sumérienne. De plus, ses Nungal (grands princes) sont considérés comme inférieurs par les Anunna, ce qui n'arrange rien aux relations entre les sujets d'An. 

La vie d'Enki et de ses soldats Nungal est de plus en plus menacée. Il décide de quitter Kalam (Sumer). Les Nungal se divisent alors en deux grands groupes. Le premier migre vers l'ouest, le désert arabique, la mer Rouge, la Nubie, l'Éthiopie et à l'est de l'Égypte. Nous les retrouvons historiquement dans la littérature égyptienne sous le nom de Shemsu (suivants) de Râ ou d'Horus. Il ne s'agit pas encore d'Horus, fils et amant d'Isis, mais d'Horus l'aîné, fils de la déesse sumérienne Nammu (Nut en Égypte), et cousin d'Isis et Osiris. Je démontre dans Le Testament de la Vierge qu'Horus l'aîné se confond dans le personnage de Râ. Les Shemsu d'Horus l'aîné (ou Râ) sont regardés comme des nomades. Ils sillonnaient les frontières de l'Ouest pour marquer les futures frontières du territoire égyptien qui appartenait déjà à Osiris. Ils ont toujours protégé cette frontière délicate (Arabie, mer Rouge, Sinai) qui séparait Sumer de l'Égypte, donc les territoires d'An et Enlil de ceux d'Enki-Osiris et Isis.  
  
L'exode d'Enki, l'Égypte et l'Atlantide
Le deuxième groupe Shemsu est celui d'Osiris. Il émigre avec ce dernier à l'extrême ouest actuel, pas encore en Égypte, même si Enki-Osiris y va de temps en temps, mais en A'amenptah (Amenta) ou Amenti. Dans la littérature égyptienne, le pays dénommé A'amenptah désigne un lieu mythique et éloigné situé à l'Ouest. Il s'agit du séjour des dieux et plus précisément de la mère-patrie d'Osiris. Pour certains, il s'agirait d'un continent ou d'une montagne et pour d'autres d'une île qui n'est autre que l'Atlantide. Le sens égyptien de A'amenpteh peut se traduire en « le lieu grand et stable de Ptah ». En sumérien ce terme se décompose en A-MEN-PTEH « la couronne d'eau de Pteh ». J'ai démontré à plusieurs reprises que le dieu Ptah est l'archétype égyptien du dieu Osiris, sa forme primitive.
Une fois son domaine maritime installé et fonctionnel, Enki-Osiris le confie à son épouse Isis et démarre une longue mission civilisatrice autour du monde et qui va même le mener jusqu'en Inde... Mais las de fuir ses ombres et ses ennemis, l'itinéraire du serpent civilisateur s'achève en terre égyptienne, précisément à Abydos ....

Rédaction : Selon vous, le site d'Abydos situé à la frontière entre la haute et la basse Égypte est à la fois essentiel et probablement le site le plus ancien d'Égypte, antérieur même à la Grande Pyramide. Vous montrez également qu'il existe une relation entre ce site et le genre d'infrastructure que l'on pouvait trouver à Sumer, ce qui indique que les cultures développées en Égypte et à Sumer étaient de même origine. Quelles étaient les fonctions du site d'Abydos ?
Anton Parks : Abydos est le site osirien par excellence. Les traditions égyptiennes prétendent que l'ensemble de la colonie osirienne serait arrivée sur le site d'Abydos par le wadi (canyon) qui sépare l'édifice montagneux dont les deux extrémités sont encore à ce jour désignées sous les noms de « Seigneur des offrandes » et « Dame de la Vie », appellations rappelant les deux jumeaux Osiris et Isis.
Le grand wadi d'Abydos, dénommé Pega par les Égyptiens, mène vers l'ouest en passant par le désert blanc et le désert libyque, jusqu'au wadi Draa du Maroc. Il est l'entrée et la sortie d'une très ancienne route caravanière qui reliait Abydos au rivage du Maroc et donc de l'Atlantide, « l'autre monde », celui des anciens dieux. Il y a plus de 10 000 ans, le Sahara n'était pas un désert, mais une vaste steppe herbeuse. Arrivant de l'Atlantide, dont les sept îles Canaries sont les vestiges probables, les différents clans d'Osiris ont accosté le sol africain à partir des côtes marocaines et ont ensuite effectué leur migration vers l'Égypte.

L'humain orphelin
Abydos se nomme Abdju en égyptien, c'est le domaine d'Osiris et de ses suivants à masques de chien. Chez les Sumériens, le domaine d'Enki se nomme Abzu. La parenté apparaît évidente. Les deux domaines Abzu -Abdju symbolisent et sont des images réduites du monde souterrain dont Enki et Osiris étaient justement les héritiers. Ce ne sont là que quelques exemples, mais il y en a bien d'autres dans Adam Genisis et particulièrement dans Le Testament de la Vierge qui démontrent qu'Enki est assurément Osiris.
Enki-Osiris s'est installé à Abydos avec sa garde rapprochée et s'est fait construire son temple aquatique dénommé aujourd'hui Osireion. Dans les traditions sumériennes, Enki a édifié un temple aquatique du même type mais à Sumer, donc avant l'épisode égyptien. Dans Le Testament de la vierge, je décris le temple sumérien et le compare à l'Osireion car les similitudes sont extraordinaires. L'Osireion est tellement vieux qu'il ne porte pas de nom en égyptien ancien. Son nom est EN-GUR8 en sumérien (« le seigneur de la profondeur » ou « jusqu'aux profondeurs »). Sa décomposition égyptienne nous donne En-khuur ( « pour la gloire du chef »). Encore un hasard ! À propos de l'ancienneté de l'Osireion-Engur, j'ai placé une photographie d'un des blocs du temple dans mon dernier ouvrage. On y voit des coquillages marins alors que le Nil n'en possède pas. Il est facile de déduire que l'eau de mer a un jour submergé le temple d'Osiris, ce qui prouve une fois encore sa très grande ancienneté. De mon point de vue, il ne fait aucun doute qu'Osiris a été assassiné à Abdju (Abydos), aux abords de son temple aquatique lors d'une bataille surprise. Sa garde rapprochée a été décimée et lui-même fut lâchement assassiné par Seth. Osiris était pourtant bien gardé. De nombreux Shemsu l'accompagnaient et le protégeaient. Au regard du carnage, je suis d'avis qu'il y eut quelques traîtres parmi ses soldats. C'est ce que j'explique dans Le Testament.


Selon la mythologie, Osiris a été trouvé par Isis et Nephtys, éventré et ficelé sur un arbre, son corps étendu sur le côté, dans l'eau d'un des canaux du temple. Le tamaris ou le sycomore sur lequel il était attaché devait faire partie des arbres sacrés poussant sur le haut de la colline qui couvrait le temple souterrain. C'est ce qu'il ressort des différents textes funéraires comme ceux des Pyramides et des Sarcophages...
Plus tard, après la découverte officielle de sa mort, le corps momifié d'Osiris a été enterré à deux kilomètres de son temple aquatique, sur le site de Umm el-Qaab à Abydos. J'explique en détail l'importance de ce site funéraire où tous les premiers rois d'Égypte ont été inhumés. Umm el-Qaab est le site où l'ange déchu Asa'el (Azazel), c'est-àdire Asar El (Osiris le créateur en égyptien) a été abandonné dans le désert de Dudael, selon le Livre d'Enoch. Le terme hébreu DUWD'EL se traduit en « les jarres du Seigneur », or le site de Umm el-Qaab est recouvert de jarres que des milliers et des milliers de pèlerins ont laissées sur place en l'honneur d'Osiris. Tout concorde une fois encore...

Rédaction : Le mythe biblique d'Adam et Eve constitue aux yeux de la civilisation judéo-chrétienne le mythe fondateur de l'humanité. Dans la religion égyptienne, il semble qu'il s'agisse plutôt de la mise à mort du « père » de l'humanité Osiris/Enki par son rival Seth ! Enlil. Quelles furent les conséquences de cet assassinat pour une humanité embryonnaire et en quoi cette mise à mort a pu transfigurer son avenir spirituel ?
Anton Parks : L'impact a été colossal. L'assassinat d'Osiris cachait une volonté de détruire le code royal instauré par les deux jumeaux Isis et Osiris. Il est évidant qu'Osiris était trop près du peuple. Sa vision moderne, laquelle prévoyait de partager le savoir et la technologie avec l'humanité, ne pouvait aucunement séduire ses pères de la « lignée divine ». La peur de perdre le contrôle sur l'humanité et que les secrets divins lui soient révélés sont des thèmes très présents dans l'ensemble de l'Ancien Testament ainsi que dans les chroniques sumériennes et égyptiennes. Le réveil qu'imposait Osiris à l'humanité mettait en péril le système monarchique de la « lignée divine ». Par exemple, le fait d'avoir placé des armes entre les mains du peuple donnait la possibilité au genre humain de se battre contre les « dieux » et donc de ne plus être soumis à leur loi totalitaire. [NTMR : c’est moi qui souligne en rouge] Situation inacceptable pour Atum-Râ (An/Yahvé) et son champion Seth (Enlil/Satan) ! Tellement inacceptable que la littérature judéo-chrétienne a interverti les rôles ; Osiris et les siens étant devenus les anges déchus ou les anges du mal...
Osiris-Enki incarnait le bienfaiteur de l'espèce humaine. L'épisode de sa mort et la révélation tardive de sa disparition aura marqué à jamais l'inconscient collectif. Il s'agit d'un appauvrissement de la spiritualité et des libertés, déjà limitées à l'époque. Dès cet instant, l'espèce humaine de l'ancien Orient devient clairement orpheline. De cet événement découle un séisme politique et culturel d'une ampleur démesurée. L'assassinat d'Osiris-Enki a sonné le glas d'une époque salutaire et d'un rêve perpétuel : celui de la libération de l'humanité. La disparition d'Osiris signe également le début d'une longue amnésie collective et d'une ère parsemée de combats sanglants entre les « dieux » et l'humanité. Dans ces conditions, le meurtre d'Osiris était bien un acte prémédité. La religion judéo-chrétienne a transformé cet assassinat en sacrifice rédempteur à travers le sacrifice du bouc émissaire et plus tard celui du Christ. J'ai démontré dans le Testament que jésus, personnage dont je ne remets pas en cause l'authenticité, manifeste cependant les attributs d'Osiris et Horus.

Inceste royal
Rédaction : Avec les pratiques de l'inceste royal adoptées par de multiples ethnies africaines qui transgressent un tabou universel, vous montrez qu'aussi contre-natures qu'elles puissent paraître, ces pratiques procèdent d'une mémoire mal comprise que les hommes auraient conservée de l'union légendaire entre Isis et Osiris...
Anton Parks : Oui, c'est cela. On trouve la trace du « sacrifice » d'Osiris chez les souverains archaïques qui allaient jusqu'à se donner la mort afin d'apaiser la colère des dieux. Cet acte avait aussi pour but d'apporter le salut au peuple. Dans l'ancien royaume de Méroé, voisin de l'Égypte, à n'importe quel moment, les prêtres pouvaient envoyer un messager au roi, lui ordonnant de mourir en alléguant qu'un oracle des dieux le leur avait commandé. Le souverain devait s'y soumettre sans recours possible...
L'image des deux jumeaux célestes Isis, la sœur ou reine-mère et Osiris-Horus, le roi-enfant, donne la sensation d'un concept mal incarné et répété depuis la nuit des temps au sein des familles royales africaines. Les travaux de l'anthropologue Luc de Heusch le démontrent très bien. Prenons par exemple l'ancienne culture orale «karanga» (Zimbabwe, Afrique australe). Elle nous apprend qu'une sœur dite incestueuse (pour nous, Isis) initiait son frère (Osiris) à la royauté tout en assumant les fonctions rituelles à ses côtés. Mais le mythe d'origine « venda » maintient l'idée qu'idéalement, la sœur jumelle du roi (Isis) engendre un successeur avec son frère, devenant ainsi reine-mère à la génération suivante. Le père et le fils (Osiris-Horus) appartiennent alors à la même matrice. Nous retrouvons dans cet exemple le concept de la réincarnation de l'âme et qui sera transformé en résurrection par les prêtres égyptiens. C'est le détail qui fait mal car toute l'idéologie funéraire égyptienne tourne autour de ce concept volontairement dénaturé par les prêtres.

Rédaction : Justement, pourquoi une partie du clergé égyptien lié à Seth/Enlil, suivi longtemps après par les auteurs de la Bible, ont-ils cherché à camoufler l'assassinat d'Osiris et quels subterfuges ont-ils employé pour cela ?
Anton Parks : Il y a eu complot contre Osiris et les siens. Le but d'Atum-Râ (An) et de son protégé Seth (Enlil) était de cacher au peuple la réincarnation d'Osiris en Horus afin de ne pas légitimer le statut royal d'Horus, donc son statut gémellaire avec Isis. Le complot osirien s'est prolongé même après la mort d'Osiris puisque Horus a dû par la suite légitimer son accession au trône par la force, en affrontant Seth, le champion d'Atum-Râ. Dans les représentations cylindriques sumériennes, Enki est souvent représenté statique, assis sur son siège entouré d'eau. On observe cette même particularité pour Osiris. Tous deux font face à des visiteurs qui viennent les voir du bout du monde. Enki conseille, Osiris juge et soulage les cœurs. Un automate avait été placé dans l'Enkhu'ur (Osireion) d'Abydos afin d'entretenir l'illusion d'un Osiris toujours vivant. Il ne fait aucun doute que les prêtres d'Enki et d'Osiris ne remplissaient pas seulement la fonction de gardien de la divine statue du dieu (du terme Mesi en égyptien), mais qu'ils l'animaient et s'exprimaient à la place du défunt. Et ce, respectivement dans ses deux villes saintes : à Eridu (Irak) et à Abdju (Abydos en Égypte). Il était alors commode pour les deux clergés qui géraient les affaires d'Enki et Osiris de faire dire au « dieu » mort ce qu'ils souhaitaient. De cette façon, l'ancien dieu était présent tout en ayant pourtant disparu. Seule l'apparence de son corps ou de son image, animée par la parole des prêtres, permettait l'imposture.

Je pense que c'est ensuite, lorsque la mort d'Osiris a été officialisée, et peut-être même bien après Horus, que le clergé a propagé cette idée de résurrection d'Osiris à travers le roi. C'est pourquoi le thème de la réincarnation est absent du vocabulaire égyptien. Aucun texte ne stipule clairement qu'Osiris s'est réincarné en Horus, mais c'est suggéré subtilement à l'aide du principe de la résurrection. Ce qui donne que chaque roi égyptien était une image d'Osiris, mais aussi un double d'Horus.
Il faut bien comprendre qu'Osiris était proche et très aimé des humains. La divulgation de son assassinat aurait pu engendrer une révolte générale, voire une guerre totale en ancien Orient.

Rédaction : Revenons un bref instant sur l'inceste royal. On trouve dans les mythes mésopotamiens (mais aussi dans la mythologie grecque) des liaisons à première vue incestueuses entre les entités « divines » (liaisons entre frères et sœurs, entre mère et fils, etc.). Selon votre approche, il s’agirait plutôt d'incestes « génétiques » entre les êtres qui ont des liens familiaux et des conceptions de la sexualité et de la procréation diamétralement différents de ceux de l'humanité. Pourriez-vous nous différencier les pratiques incestueuses africaines et mésopotamiennes ?
Anton Parks : En Afrique, l'inceste royal est considéré comme normal. Mais avant tout, il est présent pour restaurer quelque chose de cassé, qui est pour moi le mythe osirien ainsi rectifié et rejoué pour repousser le mauvais sort. La relation est très souvent gémellaire, la mère-reine étant la jumelle de son époux ou de son fils ou des deux à la fois. Il est question de restaurer son double. Tout part d'une erreur incarnée par la séparation des deux jumeaux célestes.

L'assassinat d'Osiris n'est rien d'autre qu'un meurtre rituel. Un viol des lois de l'univers. Lorsqu'il y a viol des lois de l'univers, les conséquences sont payées par tous. C'est ce qu'ont compris les Africains comme les Égyptiens. De la même manière, les rois égyptiens dynastiques (donc récents) rejouaient le mythe osirien afin de transformer magiquement la mort d'Osiris en résurrection. Le but était le même qu'au fin fond de l'Afrique : faire revenir le roi de l'au-delà ou le vivifier par cette pratique au sein de la famille royale.

Chez les Mésopotamiens, ce thème était vécu de façon beaucoup plus subtile que sur le continent africain. À Sumer, comme en Akkad, c'était très différent parce que les acteurs divins des tablettes semblaient pratiquer l'inceste naturellement et surtout pas pour restaurer quelque chose ! En Afrique, nous sommes chez Osiris et Isis, en Mésopotamie, nous sommes plutôt chez An et Enlil, les assassins d'Enki-Osiris. Les lois sont différentes et sont plutôt en relation avec le sang qu'avec un principe gémellaire (Isis et Osiris) comme en Afrique. Dans la lignée divine sumérienne, la descendance se décide pour préserver cette idée de sang royal issu d'une même famille. De ce concept, résultent des unions ou des viols entre frères et sœurs ou entre cousins et par la suite le droit légitime du roi humain (issu des anciennes familles sumériennes) de coucher avec celle de son choix, du moment qu'elle possède les bons gènes... Nous retrouvons cette pratique dans les plus grandes familles royales de la planète.


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MessagePosté le: Mar 26 Oct - 20:17 (2010)    Sujet du message: Publicité

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